Nouvelle plainte de Bayer pour protéger ses brevets

Le groupe pharmaceutique allemand Bayer a de nouveau déposé plainte pour tenter de sauver ses brevets de pilules aux Etats-Unis. Une de ses porte-paroles a affirmé, mardi 5 août, que le laboratoire a « déposé une plainte contre Sandoz le 1er août ». Elle estime que le fabricant de médicaments génériques, filiale du suisse Novartis, veut produire aux Etats-Unis un générique du Yaz, une pilule minidosée variante de Yasmin, un de ses produits vedettes.

Brevet jugé non valable

C’est la deuxième procédure judiciaire à l’encontre de Sandoz aux Etats-Unis. Bayer, basé à Leverkusen (ouest), a déjà engagé une procédure similaire en avril dernier pour le brevet Yasmin.
Il est en outre engagé dans une procédure d’appel pour contester la décision du tribunal de l’Etat du New Jersey, rendue en mars dernier. Ce dernier a déclaré non valable le brevet de sa pilule Yasmin, ce qui ouvre la voie aux fabricants de génériques pour lancer des projets de contraceptifs de même composition.

Accord ave Barr

En juin, Bayer s’est entendu avec l’américain Barr, à l’origine de la condamnation des brevets de l’allemand devant la justice. L’accord prévoit que Barr commercialise aux Etats-Unis le médicament, qui reste fabriqué par Bayer, et verse au groupe allemand un pourcentage fixe sur les ventes de ce contraceptif.
Les deux laboratoires se sont également entendus sur la commercialisation par le groupe américain à partir du 1er juillet 2011 d’une version générique de Yaz.
Bayer avait empoché plus d’un milliard d’euros l’année dernière, grâce aux brevets de contraceptifs Yaz et Yasmin.

Source : challenges.fr

Novartis: plainte contre l’israélien Teva, litige sur des brevets

Bâle (AWP/AFX) – Novartis a déposé une plainte aux Etats-Unis contre le laboratoire israélien Teva, concernant des litiges sur les brevets de ses médicaments Zometa et Reclast, a appris l’AFX lundi auprès du groupe pharmaceutique bâlois.

La plainte a été déposée jeudi et vise à interdire à Teva la commercialisation des versions génériques des médicaments contre les maladies osseuses Zometa et Reclast jusqu’à l’expiration de leurs brevets en 2013, a précisé le porte-parole.

Ce dernier n’a cependant pas donné d’indication sur une date pour une éventuelle décision de justice.

Le Zometa, contre le cancer des os, a enregistré des ventes de 677 millions de dollars au premier semestre et le Reclast, destiné à soigner l’ostéoporose postménopausique, a dégagé 103 millions sur la même période.

Novartis avait déjà contesté devant la justice aux Etats-Unis l’introduction de versions génériques du Famvir (herpès génital) et du Lotrel (hypertension) par le groupe israélien, premier fabricant mondial de médicaments génériques.

Ces affaires « suivent toujours leur cours », selon le porte-parole de Novartis.

afx/rp

Zentiva recommande de rejeter l’offre de Sanofi-Aventis

PRAGUE (Reuters) – Le fabricant tchèque de médicaments génériques Zentiva conseille à ses actionnaires de rejeter l’offre de Sanofi-Aventis, le premier d’entre eux. Le conseil d’administration du groupe praguois considère dans un communiqué que cette offre ne reflète pas la valeur sous-jacente de Zentiva ainsi que ses perspectives. Il ajoute que l’offre du laboratoire français est sujette à certaines conditions, comme satisfaire au droit de la concurrence, qui ne sont pas garanties.

Un porte-parole de Sanofi, dont l’offre est conditionnelle à l’obtention de promesses de vente représentant 50% au moins du capital, a dit que le pharmacien avait « pris note » du rejet de Zentiva. Il ajoute que cette offre est néanmoins « dans le meilleur intérêt des actionnaires et que le prix proposé reflète une juste valorisation de l’entreprise ».

Le laboratoire français, qui détient 24,88% de Zentiva, a lancé le 11 juillet une contre-OPA sur ce dernier au prix de 1.050 couronnes par action (44,70 euros environ), le valorisant ainsi un peu plus de 40 milliards de couronnes (1,7 milliard d’euros). Un peu auparavant, le groupe financier tchèque PPF, qui détient 19,2% de Zentiva, avait formulé une offre de 950 couronnes que Zentiva avait pareillement rejetée le mois dernier.
Zentiva gagne 0,36% à 1.125 couronnes, tandis que Sanofi progresse de 1,08% à 45,08 euros.

Jason Hovet, version française Julien Toyer

Schweizerhall: homologation de Clopidogrel en Allemagne pas remise en cause

Bâle (AWP) – L’homologation en Allemagne du générique Clopidogrel, développé par Cimex, filiale de Schweizerhall Holding SA reste valable. La commercialisation du produit en revanche va prendre quelque retard. Sanofi-Aventis, qui commercialise le produit original, a comme prévu contesté encore une fois cette homologation, a indiqué Schweizerhall, jeudi soir dans un communiqué.

Dès que l’Office allemand de contrôle des médicaments rendra définitive l’homologation, la commercialisation pourra débuter immédiatement, selon le groupe bâlois.

Cimex et ses partenaires de distribution ont également actionné la justice, notamment pour une procédure accélérée et la réalisation immédiate de l’homologation. Une décision juridique est attendue d’ici quelques mois. La procédure d’enregistrement du produit dans d’autres pays n’est pas concernée par les problèmes en Allemagne.

Malgré le retard à prévoir, Schweizerhall maintient ses prévisions pour 2008. Il table sur une croissance d’environ 30% de son chiffre d’affaires et une hausse marquée de sa rentabilité. Si Clopidogrel peut être commercialisé cette année encore, les résultats 2008 seront encore nettement supérieurs à ceux de l’an dernier, selon Schweizerhall.

Clopidogrel est un générique de Plavix de Sanofi-Aventis et Iscover de Bristol-Myers-Squibb. Jeudi après-midi, la rumeur a couru d’un éventuel retrait de ce générique, ce qui a fortement pesé sur l’action Schweizerhall. Selon cette rumeur, le groupe bâlois aurait retiré sa demande d’homologation sur pression de Sanofi-Aventis. L’action Schweizerhall a fini la séance de jeudi en baisse de 13,8%.

Source : romandie.com Lire l’article